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DÉVELOPPEMENT DU MARCHÉ ÉQUESTRE EUROPÉEN
Une délégation québécoise au Salon du cheval de Paris
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RAPPORT
Présenté à
:
MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE, DES PÊCHERIES ET DE
L’ALIMENTATION DU QUÉBEC
AGRICULTURE CANADA
FILIÈRE CHEVAL DU QUÉBEC & CANADA HIPPIQUE |
Préparé par :
RENÉE LÉVESQUE |
En
collaboration avec :
JEAN-PIERRE ARVISAIS
MAURICE LUSSIER
MANON LESMERISES
MICHEL JACQUES
PIERRE LACHANCE
MARC CASTONGUAY |
TABLE DES MATIÈRES
1. RAPPEL
2. DÉLÉGATION
3. DÉMARCHE
4. DÉROULEMENT
4.1 Kiosque &
décoration
4.2 Horaire
4.3 Matériel promotionnel
4.4 Visiteurs
4.5 Exposants
5. OBJECTIFS GÉNÉRAUX
6. OBJECTIFS SPÉCIFIQUES
6.1 Filière
cheval du Québec
6.1.1 Coordonner la bonne marche du projet
6.1.2 Les préoccupations de la Filière cheval
du Québec
6.2 Canada Hippique
6.3 Fédération équestre du Québec (FEQ)
6.4 Triple couronne
6.4.1 Assister au Championnat de « Barrel
Racing » de France.
6.4.2 Rencontrer les responsables d’organismes
et d’associations reliés à la course de barils en France.
6.4.3 Établir des contacts avec les éleveurs
français et/ou européens de différentes races & Vendre des
chevaux de bon calibre et de bonne lignée par le biais du site
Internet.
6.4.4 Participation au Salon du cheval de Paris
en 2006 avec des chevaux en provenance du Québec.
6.5 Association québécoise Quarter Horse et
Appaloosa Horse Club
6.7 Québec à cheval
6.8 Festival western St-Tite
6.8.1 Présenter le Festival western de St-Tite
7. SUIVIS & PROJETS
8. CONCLUSION
1. RAPPEL
Le projet consistait à
explorer le marché équestre européen en utilisant la plateforme du
Salon du cheval de Paris qui s’est déroulé du 3 au 11 décembre 2005.
Pendant cette période, les délégués devaient présenter les produits
et services des producteurs québécois et canadiens tels : les
chevaux, les programmes de formation, les événements (festivals,
compétitions internationales) et les forfaits de tourisme équestre.
Ils devaient également récolter de l'information pertinente
concernant le potentiel du marché européen touchant principalement
la monte western. L’établissement d’un système de réseautage entre
les producteurs canadiens, des intermédiaires européens et des
clients potentiels faisait aussi partie de leurs priorités.
2. DÉLÉGATION
La délégation était composée
de 7 personnes choisies en fonction des objectifs qui avaient été
déterminées pour réaliser ce projet. Parmi ces personnes, 4 ont
bénéficié du remboursement total de leurs dépenses alors que les 3
autres ont défrayé toutes leurs dépenses. Parmi les organismes
représentés et qui étaient tous membres de la Filière cheval du
Québec, nous comptions :
-
Deux représentants de
la Filière cheval du Québec :
Jean-Pierre Arvisais* et Renée Lévesque*
-
Un représentant de la
Fédération équestre du Québec qui représentait également
l’Association québécoise Quarter Horse :
Marc Castonguay*
-
Deux représentants de
Québec à cheval :
Pierre Lachance* et Michel Jacques
-
Deux représentants de
la Triple Couronne :
Maurice Lussier & Manon Lesmerises
Les délégués représentaient
également Canada Hippique avec qui la Filière avait passé un accord
pour partager le kiosque2 ,
l’Appaloosa Horse Club du Canada et le Festival western St-Tite.
* Les personnes dont les noms sont suivis d’un
astérisque ont bénéficié d’un remboursement total de leurs dépenses
par le biais du Programme d’appui aux filières.
2
Contribution de CAFI
3.
DÉMARCHE
L'exploration du marché et l'offre de
produits et services québécois et canadiens devaient se faire en
utilisant les moyens suivants :
-
Recueillir des
informations par des rencontres avec les exposants du Salon du
cheval ;
-
Rencontrer des personnes
ayant des postes-clés dans la filière cheval française;
-
Tenir un kiosque nous
permettant de présenter les biens et services canadiens,
rencontrer des Français pour répondre à leurs questions et
évaluer la demande;
Nous pouvons affirmer que chacun de ces
moyens a été utilisé et qu’ils nous ont permis de rencontrer nos
objectifs.
4. DÉROULEMENT
4.1 Kiosque &
décoration
Le kiosque, réservé par
Canada Hippique, nous a permis de recevoir les visiteurs du Salon du
cheval de Paris, mais il nous a également fourni un pied-à-terre
pour donner des rendez-vous aux personnes que nous désirions
rencontrer. Le kiosque était situé dans le Hall 5.1. Ce dernier
regroupait les associations de race ainsi que le tourisme équestre.
L’emplacement fourni s’est révélé parfait puisque nous étions
directement en face des escaliers roulants, là où les visiteurs
entraient.
Connaissant l’attirance des
Français pour le Québec, nous avons choisi d’installer une bannière
aux couleurs du Québec à l’avant du kiosque. Il aurait été encore
plus intéressant de mettre les bannières du Canada et du Québec côte
à côte, mais les dimensions du kiosque ne le permettaient pas (9m).
Nous avons choisi de louer un kiosque tout équipé pour éviter de
transporter du matériel trop lourd ou encombrant. L’électricité
était fournie ainsi que les meubles.
Nous n’avions pas
d’attractions pour attirer les visiteurs. Il faudra y remédier si
nous y retournons l’an prochain.
4.2 Horaire
Nous avions préparé un
horaire pour partager les heures d’accueil au kiosque. Celui-ci se
trouve en annexe. Chaque membre de la délégation a fourni les
efforts nécessaires pour offrir un accueil chaleureux et courtois
aux visiteurs du Salon. Une rencontre pré salon avait d’ailleurs
permis aux membres de la délégation d’être suffisamment informés
pour offrir des renseignements complets sur tous les sujets aux
visiteurs qui se présentaient.
4.3 Matériel
promotionnel
Nous avions apporté trois
(3) bannières (Canada hippique, gouvernement du Québec et Filière
cheval du Québec) ainsi qu’environ 90 kg de dépliants promotionnels!
Parmi ces brochures, il y avait :
-
Un dépliant de la
Filière cheval du Québec incluant des informations sur elle, sur
la Fédération équestre du Québec ainsi que sur l’Association
québécoise Quarter Horse.
-
Un dépliant de Canada
Hippique
-
Un dépliant de Québec à
cheval
-
Un dépliant de la Triple
couronne
-
Un dépliant et un
programme du Festival westen St-Tite
-
Un dépliant de Appaloosa
Horse Club
-
Des autocollants «
J’aime les chevaux » à distribuer aux enfants
-
Des tatous du Festival
western St-Tite à distribuer aux enfants
-
Des affiches (30) à
offrir en cadeau
-
Des épingles de Québec à
cheval à offrir en cadeau
-
Des cartes d’affaires de
toutes les associations représentées
Le matériel promotionnel
n’était pas parfaitement adapté. Il aurait fallu avoir du matériel
plus spécifique s’adressant davantage à la réalité des Français que
nous ne connaissions pas encore. Les dépliants de langue anglaise
devront être évités puisqu’ils étaient remis à leur place lorsque
les Français en commençaient la lecture. Les quantités apportées se
sont révélées trop juste dans certains cas, mais généralement
correctes pour la plupart des brochures (environ 1 500). Le
transport de ce matériel s’est révélé être un réel problème de
logistique. D’ailleurs, les dépliants de Canada Hippique ne nous
sont jamais parvenus.
4.4 Visiteurs
Nous avons reçu au kiosque
trois grandes catégories de visiteurs : des Français qui étaient
déjà venus au Canada et qui venaient nous saluer, des Français qui
avaient des connaissances ou de la famille installée au Québec et
qui venaient aussi nous saluer et finalement des personnes qui
avaient des questions très spécifiques à nous poser.
Les deux premières
catégories de personnes n’étaient pas d’un intérêt très grand.
Cependant, ils nous ont permis de réaliser à quel point le Canada et
plus particulièrement le Québec était apprécié des Français et
combien plusieurs rêvaient de venir s’y installer définitivement.
La dernière catégorie de visiteurs était
composée de personne qui avait des besoins assez spécifiques :
-
Forfaits de tourisme
équestre de longue durée (Québec et Ouest du Canada)
-
Forfaits de tourisme
équestre pour la famille
-
Forfait de tourisme
équestre jumelé à un autre forfait pour des amis et de la
famille ne partageant pas la passion des chevaux
-
Forfait de tourisme
équestre doublé d’un forfait pour le Festival western St-Tite
-
Chevaux de type western
(Quarter Horse, Appaloosa, Paint)
-
Forfait sur le Festival
western de St-Tite
-
Formation spécialisée de
course de barils
-
Formation spécialisée en
plaisance western et en Reining
-
Stage dans le domaine du
tourisme équestre
-
Stage dans le domaine
équestre en général
-
Information pour venir
s’installer au Québec dans le domaine équin ou dans un autre
domaine
-
Des promoteurs désirant
organiser un forfait sur le Québec
Il y a eu énormément de
visiteurs qui sont venus au Salon du cheval de Paris. À certains
moments, il était difficile de circuler dans les allées. Les
visiteurs venaient de toutes les régions de la France et la plupart
nous ont semblé être des adeptes du cheval. Les gens dépensaient
pour toutes sortes de choses (équipement, agenda, vêtement, forfait,
etc.).
4.5 Exposants
Les exposants étaient
répartis dans 4 halles de présentation qui les regroupaient par
thème : spectacle et arts, tourisme et associations de race,
équitation western et équipement.
Parmi les exposants, nous
avons pu constater qu’il y avait une majorité de Français. Des
délégations officielles d’Italiens et d’Irlandais ont présenté les
races de chevaux et de poneys de leur pays par des démonstrations et
une entreprise danoise offrait un logiciel de jeux éducatif pour
enfants. L’équipement, les vêtements et les services offerts
provenaient de plusieurs pays d’Europe. La langue utilisée était
majoritairement le français. Les Français ne parlent pas beaucoup
l’anglais même s’ils utilisent beaucoup de mots en anglais dans
leurs conversations courantes.
Il y avait aussi plusieurs manèges de
démonstrations (4). On y présentait :
-
Des baptêmes de bébés,
d’enfants et d’adolescents (Initiation sur poney ou chevaux par
groupe d’âge)
-
Des initiations à la
voltige
-
Des démonstrations de
races de chevaux par pays ou par disciplines
-
Des démonstrations
western
-
Des démonstrations
d’équitation éthologique
-
Des concours hippiques
(obstacles, dressage, course de barils, cross pour poneys,
carrousels, etc.)
-
Des spectacles
L’an prochain, les visiteurs
n’auront pas à se déplacer à l’extérieur pour visiter le Salon,
puisque les exposants seront regroupés dans une seule bâtisse. Les
concours hippiques et spectacles seront toutefois offerts dans une
autre halle.
5. OBJECTIFS GÉNÉRAUX
Fournir de l'information
pertinente et un réseau de contact aux producteurs équins canadiens
dans le but de réaliser des ventes de biens et services avec la
communauté européenne à court et moyen terme.
Positionner le Canada
rapidement sur le marché européen alors que le commerce de produits
et services américains se rapproche dangereusement de l'Europe.
6. OBJECTIFS SPÉCIFIQUES
6.1 Filière cheval du
Québec
6.1.1 Coordonner la
bonne marche du projet.
La Filière cheval du Québec
a offert son aide aux représentants d’associations du Québec parce
qu’elle croyait dans la démarche. Le milieu avait besoin d’une
bougie d’allumage et la Filière est très fière d’avoir joué ce rôle.
Elle n’a pas agi seule. La collaboration qu’elle a obtenue de Canada
Hippique et des différents paliers de gouvernement (provincial et
fédéral) a été essentielle à la réalisation de ce projet.
La Filière a également joué
un rôle de coordination en accompagnant la délégation en France.
Elle a donc veillé au bon déroulement du projet tout en s’assurant
que les objectifs établis demeuraient prioritaires. Pour ce faire,
elle a établi un horaire et elle a veillé à ce qu’il soit respecté.
Un système de formulaires a également été instauré pour permettre
aux délégués de conserver les noms des contacts pour faciliter les
suivis, mais aussi pour compter le nombre de demandes qui étaient
faites par les visiteurs. Il ne s’agissait pas d’être exhaustif,
mais plutôt d’avoir une évaluation juste des besoins des Européens.
La Filière cheval du Québec
était curieuse de connaître le potentiel du marché touchant la monte
western. Elle n’a pas été surprise de ce qui a été découvert et elle
souhaite que l’amorce réalisée débouche vers l’exportation de
connaissance, d’expérience, de chevaux et de transport de semence.
6.1.2 Les
préoccupations de la Filière cheval du Québec
La Filière a des
préoccupations qui touchent l’ensemble de l’industrie du cheval du
Québec. La France a globalement beaucoup plus d’expérience dans le
domaine. La Filière avait donc un intérêt à trouver des réponses
pour certaines questions préoccupantes et très actuelles pour le
Québec :
Connaître l’argumentaire de la
reconnaissance des services équestres comme partie intégrante des
produits agricoles
Depuis peu (2003), la
Fédération équestre française a obtenu de la part de son
gouvernement que tous les services équestres soient considérés comme
des produits agricoles. Des représentants de l’industrie du cheval
ont travaillé sur cette reconnaissance pendant plusieurs années pour
faire valoir leur point de vue. Les avantages accordés aux
producteurs agricoles qui offraient des services équestres ont été
tels que les producteurs commerciaux qui offraient les mêmes
services équestres se sont trouvés lésés. C’est ainsi que la loi a
été modifiée pour régulariser une situation inégale entre
exploitants agricoles & exploitants commerciaux pour la
commercialisation de mêmes services.
Apprendre sur le fonctionnement et le
développement des Poney-Clubs de France
La France compte maintenant
plus de cavaliers licenciés provenant de Poney-Clubs que de clubs
équestres. Il y a là de quoi nous faire rêver. Alors que le Québec
compte 3 chevaux par cavalier, la France pour sa part a 3 cavaliers
par cheval. C’est donc dire que l’activité générée par un cheval est
près de 10 fois plus grande en France qu’au Québec!
Pour comprendre le phénomène,
nous avons discuté avec des exploitants de Poney-club, nous avons
acheté des livres décrivant le contenu de la formation, nous avons
recherché des moyens de contacter du personnel compétent, nous avons
interrogé et pris des contacts avec des éleveurs de poneys pour
identifier un animal idéal à élever.
À première vue, il nous
semble bien que cet aspect de l’industrie soit la clé du
développement des activités équestres au Québec et au Canada.
Identifier de nouvelles activités et
disciplines offertes
Nous avons pu constater qu’il y avait une
panoplie d’activités offertes aux Français lors de compétitions ou
de journées équestres. En voici quelques-unes :
Roller-joering
Compétitions d’endurance
Horse Ball
Voltige
Carrousel
Poney games
Équitation éthologique
Cheval de trait de loisir
Connaître la philosophie de la crise
de structure qui sévit à la Fédération équestre française
La Fédération équestre
française est actuellement sous tutelle. En effet, la dernière
assemblée annuelle qui a été tenue a été déclarée irrégulière. Il
s’agissait pour les Français, de s’entendre sur la pertinence
d’avoir des membres individuels ou des représentants de clubs
équestres. Ces derniers ayant toujours été la base de la structure
de l’organisme jusqu’à maintenant.
Connaître davantage la réalité des
chevaux territoriaux et en faire bénéficier des municipalités du
Québec
Il semble y avoir des
avantages très intéressants pour certaines municipalités à utiliser
les chevaux pour certains travaux publics tel le ramassage des
ordures ou des produits à recycler. Ces chevaux sont qualifiés de
territoriaux par ce regroupement de municipalités. Des contacts ont
été pris et les résultats d’une étude nous seront acheminés sous peu.
Comparer notre système qualité au leur
en ce qui a trait aux entreprises équestres
Le Québec a mis au point un
système d’accréditation d’établissements équestres qui comporte 11
catégories d’entreprises. Les entreprises s’inscrivent sur une base
volontaire et doivent rencontrer plus de 45 exigences. Le même
système existe en France et depuis plus longtemps. Toutefois, on a
pu constater qu’il y avait quelques différences : le programme
qualité français n‘identifie que 3 catégories d’entreprise (Club,
Poney-club et Cheval-club) et les entreprises françaises qui y
adhèrent, le font volontairement parce qu’elles veulent ainsi se
démarquer. Au Québec, les entreprises vont adhérer à Équi-Qualité si
les services offerts se justifient au point de vue de la rentabilité
de l’entreprise. Le programme français s’est engagé à offrir de la
publicité à leurs adhérents dans l’année qui vient.
Identifier des produits qui ne sont
pas disponibles au Canada ainsi que ceux qui sont offerts au Canada
et qui ne le sont pas en Europe
Logiciel Kavalog : logiciel
de gestion d’entreprise équestre très complet et compatible avec
différents logiciels utilisés en Amérique.
Les gilets airparka : gilet
qui se gonfle immédiatement lorsque le cavalier est éjecté de sa
selle. Ce produit est intéressant pour toutes les disciplines à
l’entraînement et en compétition, mais seulement lorsque le cavalier
est éliminé après une chute. Pour les autres (cross-country), le
gilet ne peut pas être réutilisé (cartouche rechargeable) rapidement.
Équisol : créer, rénover ou
améliorer un sol équestre pour atteindre le confort des cavaliers et
des chevaux qui sont les seules garanties de performance et de
sécurité.
Manège recouvert (dôme) :
manège recouvert de toile disponible au Canada ne semble pas exister
en France.
Connaître la réglementation sur la
protection du cheval
La ligue française pour la protection du cheval
est bien organisée. Elle compte des bénévoles formés qui vérifient
les plaintes ainsi qu’un avocat qui plaide les causes bénévolement!
On nous a remis les textes de réglementation ainsi que l’assurance
de leur support dans nos démarches d’élaboration d’une
réglementation sur le bien-être animal des chevaux.
Assister à la représentation du
carrousel de poneys du Poney-Club de Blainville
Les 12 représentants du
Poney-club de Blainville ont donné deux démonstrations dans le grand
manège du Salon du cheval de Paris. Il s’agissait d’une invitation
spéciale faite par le président du Salon au seul Poney-Club
québécois reconnu par Poney-Club de France. Les jeunes ont vécu une
expérience extraordinaire.
Chacun de ces items fera
l’objet de discussions lors des prochaines rencontres de la Filière
cheval du Québec. De plus, toutes les informations récoltées au
cours de ce projet seront présentées lors du prochain congrès de la
Filière.
6.2 Canada Hippique
Pour Canada Hippique, ce qui
était primordial, c’était de montrer à quel point l’élevage de
chevaux fait au Canada est de qualité. Les associations d’éleveurs
présentes l’ont bien démontré à l’aide de la vidéo qui a été
présentée. Les associations qui ont fait le choix de participer au
Salon du cheval de Paris cette année ont eu une inspiration
judicieuse du besoin des Français. Les disciplines western sont
moins connues et surtout moins développées qu’au Canada. Cela nous
donne une longueur d’avance dont il faut profiter.
Il est clair que les
éleveurs de chevaux Quarter Horse, Appaloosa et Paint Horse ont tout
avantage à profiter de ce « momentum » qui ne durera pas
éternellement. En effet, les Américains ont déjà mis le pied dans la
bergerie. L’influence des chuchoteurs américains dans le milieu
western est évidente, mais la barrière de la langue ralentit leur
expansion.
Des contacts ont été pris
avec des éleveurs français de Quarter Horse (voir liste des
contacts). Pour leur part, les éleveurs d’Appaloosa seront contactés
directement alors que l’absence des représentants et de
documentation des éleveurs de Paint Horse a été quelque peu
ressentie.
6.3 Fédération équestre
du Québec (FEQ)
L’expérience et l’expertise
des entraîneurs de la Fédération équestre du Québec pourraient bien
prendre une grande place dans le développement d’une collaboration
entre la France et le Québec. En effet, nous avons pu constater que
les stages et la formation étaient très recherchés par les Français.
D'abord, il faut dire que les stages occupent une grande place dans
la formation des jeunes Français. Plusieurs d’entre eux doivent
réaliser un stage et ils souhaitent tous le faire en Amérique. Pour
d’autres, une formation spécialisée dans la monte western répondrait
à leur besoin. De plus, nous savons que quelques Québécois, bien
connu des Français, organisent déjà des cliniques équestres de
quelques jours. Il faudrait donc organiser et structurer l’offre de
formation et s’assurer qu’elle soit adaptée aux besoins des
Européens. Peut-être qu’un forfait formation de quelques jours
débouchant sur une attestation émise par la FEQ pourrait faire le
bonheur de plusieurs Français.
6.4 Triple couronne
6.4.1 Assister au
Championnat de « Barrel Racing » de France.
Les délégués ont assisté à
la finale du championnat de « Barrel Racing » de France qui s’est
déroulée le samedi 3 décembre. En tout, une trentaine de cavaliers
de toutes les catégories ont participé. Nous avons pu constater que
la course de barils en France accuse un certain retard au point de
vue performance par rapport aux performances réalisées régulièrement
au Québec.
M. Maurice Lussier a assisté
le soir du 3 décembre à la cérémonie de remise des prix, établissant
ainsi plusieurs contacts :
- David Chesnais, cavalier (va venir
suivre des cours sous peu au Québec)
- Dominique Jumpertz, écrit des articles
dans la revue équestre (lui aussi va venir avec David)
- Damien Walti, cavalier émérite
- Monsieur Walti (père de Damien)
président de NBHA France
- Laurent Elinguel, Vice-président de
NBHA France
Les discussions qui ont
suivi portaient sur le développement de la discipline en France.
Nous leur avons proposé notre aide, tout en respectant le travail
qui avait déjà été accompli. La rencontre fut très positive.
6.4.2 Rencontrer les
responsables d’organismes et d’associations reliés à la course de
barils en France.
Les associations et
organismes manquent de ressources. Les compétitions comportent des
épreuves classiques, des épreuves de performance et pour terminer le
programme de la journée, ils offrent souvent des courses de barils.
Les cavaliers participent à toutes les épreuves avec les mêmes
chevaux. Il y a 15 ans, c’est exactement ce qui se passait au
Québec.
Les jeunes ne sont pas très
bien équipés pour participer aux épreuves de course de barils.
L’équipement western disponible n’est pas des plus moderne, ce qui
n’est pas surprenant compte tenu du peu d’années d’expérience de
cette discipline sur le territoire français.
La technique de monte
mériterait aussi d’être améliorée, mais la disponibilité
d’entraîneurs compétents manque pour perfectionner ces cavaliers
français de courses de barils.
En fait, cette discipline a
besoin d’encadrement pour se développer davantage et c’est là que le
Québec pourrait s’impliquer en offrant des stages de formation
techniques à des cavaliers français qui pourraient ensuite
transférer les connaissances acquises sur leur propre territoire.
En s’y prenant
respectueusement, les Québécois peuvent non seulement donner un coup
de pouce aux Français dans cette discipline, mais en tirer un revenu.
6.4.3 Établir des
contacts avec les éleveurs français et/ou européens de différentes
races & Vendre des chevaux de bon calibre et de bonne lignée par le
biais du site Internet.
Il n’y a pas beaucoup de
chevaux Quarter Horse en France. Ils sont très recherchés à cause de
leur conformation qui les rend tellement agiles pour la course de
barils.
Il n’existe pas ou peu de
lignées établies en France pour cette discipline. Les Français
désirent débuter un élevage de qualité afin de mettre en place un
circuit de compétition d’un bon calibre. Ils sont donc très
intéressés par l’achat de chevaux Quarter Horse.
Nous avons fourni les
renseignements nécessaires à ceux qui voulaient en acquérir. Ils
peuvent, dans un premier temps, se référer au site Internet de la
Triple couronne pour voir les chevaux qui sont à vendre (spécialisés
pour la course de barils). Le transport par avion est disponible en
passant par Frankfurt en Allemagne et c’est une firme canadienne qui
s’occupe de tout. Le propriétaire peut aller chercher son cheval en
Allemagne ou bien il peut lui être livré directement chez lui.
La présence sur le
territoire français, d’une ou de plusieurs personnes ressources
capables de garder, présenter et vendre les chevaux québécois
constituerait sans doute la solution idéale.
Le transport de semence peut
également être considéré pour fournir la diversité génétique
essentielle à l’établissement d’un élevage de qualité.
Dans ce but, plusieurs
contacts ont été faits avec des gens reliés de près à la vente, à
l’entraînement et à l’exportation de chevaux.
6.4.4 Participation
au Salon du cheval de Paris en 2006 avec des chevaux en provenance
du Québec.
Comme il est impossible pour
des Canadiens de participer aux épreuves françaises de course de
barils, une démonstration avec 3 chevaux Quarter Horse au Salon du
cheval de Paris en 2006 avait été envisagée. Toutefois, le projet a
légèrement changé lorsque nous avons constaté à quel point les
cavaliers et chevaux québécois performaient mieux que leurs
homologues français. C’est ainsi que lors d’une rencontre avec,
entre autres, le directeur du Salon, M. Olivier Budin, M. Maurice
Lussier a présenté un nouveau projet qui incluait non seulement une
démonstration, mais aussi une mini clinique de formation d’une durée
de 30 minutes.
De plus, étant donné que la
course de barils n’est pas la seule discipline western qui pourrait
être développée en France, le projet pourrait inclure des
démonstrations et de la formation en plaisance western et en
Reining.
Les dirigeants du Salon se
sont montrés extrêmement ouverts à ce projet, puisqu’ils souffrent
du manque de leadership des dirigeants des disciplines western.
Cette collaboration pourrait, à leur point de vue, fournir le coup
de pouce nécessaire au développement de ces disciplines. Il a aussi
été clairement entendu que le Québec aurait une place de choix dans
la programmation, et ce, dans le grand manège du Salon. Il faut
maintenant organiser et financer ce projet pour faire une
proposition concrète aux dirigeants du Salon, et ce, au plus tard en
juin 2006.
En conclusion, l’expérience
des représentants de la Triple couronne s’est avérée très
enrichissante tant au point de vue de l’élevage, de la vente de
chevaux que de la formation à offrir. La collaboration naissante
entre la France et le Québec peut ouvrir des portes à des éleveurs
et à des entraîneurs. Il suffit de saisir l’opportunité. Il est
clair que l’absence de barrière pour la langue nous procure une
longueur d’avance sur les États-Unis.
6.5 Association
québécoise Quarter Horse et Appaloosa Horse Club
Toutes les races qui
touchent la monte western, les chevaux Appaloosa et Quarter Horse de
qualité ne sont pas très présentes en France. Il y a donc des
opportunités à saisir.
Les brochures fournies par
l’Appaloosa Horse Club ont été distribuées à ceux qui les désiraient.
Toutefois, nous avons noté que les Français qui en commençaient la
lecture, les reposaient sur le présentoir lorsqu’ils constataient
qu’ils étaient en langue anglaise. Les délégués ont alors mis en
évidence la liste des éleveurs qui se trouvait dans le document et
qui ne nécessitait pas d’être traduite.
La documentation fournie par
l’Association québécoise Quarte Horse a elle aussi été distribuée,
mais elle n’était pas vraiment adéquate pour l’occasion. Il faudra
rendre la liste des éleveurs disponibles le plus rapidement
possible. Néanmoins, nous avons pu constater que les cavaliers
présents ne déboursent en moyenne que de 3 à 4 000 $ pour un cheval.
Ce qui n’est pas beaucoup. Il y aurait un circuit de concours
Quarter Horse dans le sud de la France où la clientèle serait
différente et le budget plus élevé. Il faudra y avoir des contacts.
Les cavaliers des
disciplines reliées aux chevaux Quarter Horse nous ont parlé du
besoin qu’ils avaient pour de la formation technique et du support
pour le développement des disciplines western. Si nous tentons de
répondre à leur demande, il faudra s’assurer de la compétence des
entraîneurs.
6.7 Québec à cheval
Il est évident que les
séjours équestres au Canada sont un produit très recherché par les
Français. Les innombrables demandes que nous avons eues en sont la
preuve. Les formulaires que nous avons remplis pour ce genre de
services nous ont permis d’abord de confirmer qu’il y avait bien un
besoin et ensuite ils nous ont permis de préciser le besoin :
- Forfait pour toute la famille
- Forfait de longue durée pour les
amateurs qui recherchent la découverte d’un territoire vierge
- Forfait de longue durée (4 à 8 jours)
permettant de découvrir plusieurs régions
- Forfait équestre jumelé à un autre
forfait offrant des activités non équestres pour les membres de
la famille qui ne s’intéressent pas aux chevaux
- Forfait de randonnée équestre jumelé à
celui du Festival western de St-Tite
- Forfait équestre jumelé à des forfaits
touristiques
Le salon du cheval de Paris
a également été l’occasion de prendre des contacts avec des
promoteurs de forfaits équestres à l’étranger et de leur offrir une
nouvelle destination. Dans un premier temps, nous avons pu leur
présenter notre programme d’accréditation d’établissement équestre
Équi-Qualité ce qui pourrait leur permettre de sauver un temps
précieux. Ensuite, nous avons noté ce que ces promoteurs
recherchaient en utilisant leurs exemples de forfaits.
La remarque qui s’est
plusieurs fois répétée concernait l’entente financière. En effet,
ces promoteurs s’attendent à avoir un rabais d’environ 15% du prix
normalement exigé aux consommateurs. De plus, leur guide doit
pouvoir bénéficier du séjour gratuitement s’il y a un minimum (à
déterminer) de clients atteint.
Voici une liste de promoteurs rencontrés :
Caval’Rando
Offre des randonnées équestres dans les Pyrénées
françaises, mais également 18 randonnées équestres sur des
destinations diverses dans le monde. Il a démontré un intérêt
particulier pour le Québec et l’Ouest canadien.
Cavaliers du Monde
Offre des randonnées équestres sur 12 destinations
différentes dont une au Québec (Saguenay-Lac-St-Jean). Il serait
intéressé par d’autres destinations canadiennes, mais également
à organiser des forfaits pour les Canadiens.
Cheval Voyages
Offre des randonnées équestres surtout en France, mais
aussi sur 4 destinations différentes dont une au Québec (Monts
Chic-Chocs).
Voyages à cheval
Offre des randonnées équestres en France et sur 6
destinations différentes dont une au Québec (Estrie). Il serait
intéressé par d’autres destinations canadiennes.
Randocheval
Offre le plus de destinations différentes (plus de 30)
dans le domaine de la randonnée équestre. Il offre déjà le
Québec en Gaspésie et serait intéressé par d’autres destinations
canadiennes.
Cheval d’Aventure
Offre beaucoup de destinations différentes (26) dans le
domaine de la randonnée équestre. Il offre déjà le Québec en
Estrie (Chevauchée des neiges) et serait intéressé par d’autres
destinations canadiennes.
Nous avons constaté que nous
n’étions pas facilement capables de répondre aux besoins des
touristes français. Ces derniers désirent des excursions de 4 à 7 ou
8 jours. Ils s’attendent à la même proximité des régions qu’on
retrouve chez eux. Ils ont peine à croire que de les amener en
excursion équestre en Gaspésie nécessitera de circuler en automobile
ou en autobus pendant plusieurs heures.
Nous avons constaté, à la
vue de ce qui était offert dans les kiosques voisins, que nous
n’étions pas structurés pour offrir le Québec équestre aux touristes
étrangers. Nos centres équestres ne sont pas regroupés. Ils ne se
concertent pas; l’occasion de travailler ensemble ne leur est pas
offerte. Ils ont peut-être construit du matériel promotionnel, mais
nous ne le savons pas.
Certains touristes étrangers
désirent voir des cartes topographiques ou régionales sur lesquelles
ils identifieront des tracés de randonnées équestres, lesquels
seraient marqués de haltes intéressantes, de lieux choisis pour les
couchers et d’attraits touristiques.
6.8 Festival western
St-Tite
6.8.1 Présenter le
Festival western de St-Tite
Les Français sont friands de
tout ce qui touche le western, les cowboys et le rodéo. La
documentation fournie par le Festival western de St-Tite était
complète et procurait suffisamment d’information aux visiteurs du
Salon pour susciter leur intérêt ou leur désir de venir au Québec en
visite. La vidéo a parfois déclenché des exclamations de surprise,
notamment lorsque le cowboy reste accroché au taureau, mais dans
l’ensemble la curiosité l’emportait.
Nous avons pu constater que
les Français sont très attirés par le Québec. Ils s’y sentent à
l’aise. Nous avons pu le constater puisque ceux qui y sont déjà
venus souhaitent déjà y revenir. Plusieurs souhaitent s’établir au
Québec, c’est d’ailleurs assez surprenant.
Voici des commentaires émis
par les visiteurs français au Salon du cheval à Paris en matière de
forfaits :
-
organiser leurs forfaits
eux-mêmes s’ils le désirent
-
lier un forfait de
randonnée équestre à celui du Festival western de St-Tite
-
mettre en évidence des
activités pour toute la famille
-
offrir des activités non
équestres pour les membres de la famille qui ne s’intéressent
pas aux chevaux
-
le forfait existant pour
le Festival n’est pas assez long, il ne suffit pas à justifier
un voyage au Québec
On peut donc en conclure que
le Festival western St-Tite peut répondre assez rapidement aux
exigences des Français, mais que des collaborations avec des
établissements équestres de randonnée ou des promoteurs français de
forfaits seraient souhaitables. La participation du Festival western
St-Tite au Salon du cheval de Paris ou à un autre salon en France
devrait être envisagée en 2006, mais peut-être cette fois avec un
espace plus ciblé, moins dilué avec d’autres offres. De plus, une
attraction particulière représentant bien le Festival pourrait être
considérée comme par exemple permettre aux visiteurs de monter le
taureau mécanique ou de pratiquer la danse western.
7. SUIVIS & PROJETS
La participation d’une
délégation au Salon du cheval de Paris était, pour notre part, le
premier jalon d’une suite d’actions qu’il faut entreprendre pour
concrétiser les objectifs d’exportation qui étaient à la base de ce
projet.
La participation au Salon du
cheval de Paris a également permis d’entrevoir d’autres possibilités
qui nécessitent des suivis. Lesquels devront être réalisés par des
porteurs de dossiers. À court terme voici quelques actions qui
devraient être réalisées :
-
Élaborer une stratégie
pour faire connaître le rapport du projet (Filière cheval du
Québec)
-
Organiser une rencontre
avec des exploitants de centres de tourisme équestre accrédités
pour partager nos contacts et la documentation avec eux (Québec
à cheval)
-
Préparer une offre de
tourisme équestre organisée (Québec à cheval)
-
Préparer un projet pour
participer au Salon du cheval de Paris en 2006 (Filière cheval
du Québec)
-
Recruter des éleveurs de
chevaux intéressés à participer au projet 2006 (Triple couronne,
Association québécoise Quarter Horse, Associations de
disciplines)
-
Contacter les
entreprises de construction de bâtisses couvertes (dôme) pour
partager nos contacts (Filière cheval du Québec)
-
Élaborer une stratégie
pour faciliter l’implantation de Poney-Clubs au Québec
(Fédération équestre du Québec)
-
Préparer une offre de
stage de formation (Fédération équestre du Québec)
• Organiser une structure pour mettre en lien les stagiaires
français et les fermes équestres québécoises (Filière cheval du
Québec)
-
Participer à
l’élaboration d’une réglementation sur le bien-être animal des
chevaux (MAPAQ & Filière cheval du Québec)
8. CONCLUSION
L’exportation de chevaux
pour la France doit passer par le développement des cavaliers et des
différentes disciplines western. Sans cela, le calibre des
compétitions demeurera le même et la demande en chevaux aussi. Il
faut absolument relever le niveau des compétitions western
françaises pour faire en sorte que la qualité de chevaux offerte au
Québec et au Canada trouve preneur à un prix intéressant pour les
éleveurs.
La formation, les stages et
le tourisme équestre sont très en demande. Nous aurons besoin d’être
un peu mieux structurés et de présenter aux Français ces services
avec du matériel promotionnel spécifique répondant à leurs besoins.
Les objectifs finaux de ce
projet ne se réaliseront cependant pas en un tour de main. La
délégation a pu constater qu’il y avait des opportunités
d’exportation à saisir et que le « momentum » était bon. Il
reste à ajuster notre offre et à identifier des éleveurs et des
entreprises sérieuses, prêts à relever le défi de l’exportation.
Cela n’implique malheureusement pas que le seul bon vouloir. Il faut
un produit de qualité à un prix concurrentiel. Il faut avoir un
intérêt financier à exporter, c'est-à-dire l’augmentation de la
rentabilité de l’entreprise. Il faut y croire et être prêt à
dépenser pendant une certaine période.
Ajoutons aussi que les
associations ne pourront pas représenter les exploitants
indéfiniment. Ces derniers devront donc rapidement devenir autonomes.
D’ici là, la Filière pourrait envisager d’agir de nouveau comme
coordinateur de projet.
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